RECYCLER SES VÊTEMENTS : MODE D'EMPLOI

Article de blog recycler ses vêtements

La messe est dite ! On a bien réfléchi, tenté de trouver à ce pantalon, cette chemise ou ce short une autre fonction mais rien n’y fait : il n’a plus sa place dans notre garde-robe.

Peu importe dans quel état il est, on est bien décidé à lui trouver une place, pourvu qu’il finisse ailleurs que dans la poubelle. On est persuadé que vous avez déjà été dans cette situation. Et c’est super parce que ça veut dire que, comme nous, vous ne voyez pas les vêtements comme un bien jetable, alors vous faites tourner vos méninges pour les recycler et leur donner une seconde vie.

Vu que c’est un sujet qui nous tient à cœur, on a fait un petit tour d’horizon des destinations préférées de tes vêtements, en fonction de leur état et de celui de ton portefeuille.

VÊTEMENTS EN BON ÉTAT : LA REVENTE, LE DON OU LE TROC

Si les vêtements sont en bon état, trois solutions sont possibles. La revente, le don ou le troc. À chaque alternative ses avantages et inconvénients.

La revente, le marché de la seconde main

Lorsque l’on souhaite revendre ses vêtements, deux solutions : la revente en ligne ou la revente en personne.

Les sites de revente en ligne, une solution pas si éthique que ça

Depuis quelques années, la seconde main se développe beaucoup en France et en Europe, et c’est tant mieux. Les plateformes internet se multiplient.

Il vous suffit de créer un compte utilisateur, de prendre en photo vos vêtements, d’estimer leur prix en comparant les produits similaires sur la plateforme, et de valider. Dès qu’un acheteur est intéressé, vous pouvez discuter avec. Souvent, certains essaient de négocier le prix. C’est assez amusant et la plupart des utilisateurs sont très sympathiques et honnêtes.

Mais nous avons malgré tout quelques inconvénients qui nous ont convaincus d’arrêter en tant que consommateur.

La raison éthique : beaucoup de ces sites internet sont domiciliés à l’étranger, souvent hors Europe, n’emploient aucun salarié sur le sol européen et ne paient aucun impôt dans la zone euro. On est allé voir les statuts de ces entreprises et ça ressemble beaucoup aux GAFA, les géants américains beaucoup critiqués ces derniers temps (dont Amazon est le plus connu dans la vente en ligne). Chez Ankore, on pense que la justice fiscale est aussi importante que l’aspect écologique alors on ne s’y retrouve pas beaucoup là-dedans.

La raison pratique : entre le service après-vente défaillant, les conditions générales de ventes très floues et les risques de contrefaçon, le nombre de plaintes augmente beaucoup actuellement sur ces plateformes de revente. Personnellement, nous avons déjà utilisé plusieurs fois une plateforme de revente en ligne très connue commençant par un “V” et finissant par “inted” (énigme très compliquée). Et nous avons eu plusieurs mauvaises expériences. La pire concernait un acheteur qui assurait n’avoir pas reçu le colis de v^tementalors que le livreur assurait avoir livré le colis. Nous avons fini par avoir gain de cause (au bout de trois semaines) mais nous pouvons vous dire par expérience que les plateformes sont réfractaires à prendre leurs responsabilités pour régler ce genre de différend. Après réflexion, nous avons décidé d’arrêter d’utiliser ces plateformes en ligne en tant que consommateur.

Les vide-dressing physiques

Heureusement, il existe des lieux physiques où l’on peut faire la même chose ! Violette Sauvage organise régulièrement des vide-dressing géants à Paris, Lille, Lyon et Nantes. Et d’autres institutions organisent également ce type d’évènement un peu partout en France. L’avantage : on peut voir le vêtement, discuter avec le vendeur et on évite la contrefaçon. Un bon moyen de se faire des amis en faisant du shopping et/ou en vendant les vêtements dont on n’a plus besoin.

Les dépots-ventes

Pour celles et ceux qui manqueraient de temps (ou qui n’ont pas envie de passer une après-midi sur un stand), il y a les friperies. On dépose ses vêtements à la friperie qui se charge de les revendre à notre place moyennant un pourcentage de la vente. À Nantes, on en a plein : Frip’In Shop, Kiloshop, Labostore, il y a l’embarras du choix. BigCityLife, le média Nantais qu’on adore, dresse une liste des meilleures adresses de friperie de la Cité des Ducs. Si vous n’habitez pas à Nantes, pas de problème, il y en a de plus en plus dans toute la France.

Il y a également les dépôts-vente en ligne. On envoie les vêtements que l’on souhaite vendre et ils s’en chargent à notre place, moyennant un pourcentage là aussi. À ce propos, le blog durable “Grand déballage - Marie Lou” liste et compare les différentes offres de dépôt-vente en ligne.

Le don

Moins rémunérateur mais beaucoup plus simple, le don est une excellente alternative pour donner une seconde vie aux vêtements que l’on ne porte plus. Emmaüs, Le Secours Populaire, La Croix Rouge, Tissons la Solidarité, les solutions sont nombreuses et les centres bien présents sur l’ensemble du territoire.

Un mot aussi sur les Ressourceries, qui ont les mêmes missions que les organismes précédents mais avec un cahier des charges plus précis. Ils ont un site internet avec une carte de leurs antennes locales.

On vide ses armoires en faisant un petit geste totalement désintéressé, ça fait du bien à tout le monde.

Le troc

Là encore deux possibilités.

Vous pouvez organiser une après-midi troc avec vos proches et amis. Chacun ramène des vêtements et on échange.

Il y a aussi des plateformes de troc en ligne sur le même principe.

VÊTEMENTS EN MAUVAIS ÉTAT : LA RÉPARATION OU LE RECYCLAGE AUX BORNES DE COLLECTE ET RELAIS

Vos vêtements ne sont pas en état pour être vendus, donnés ou troqués. Dans ce cas deux possibilités : on sort la machine à coudre ou on recycle.

La réparation

Malheur ! Vos vêtements préférés sont troués ou pire, déchirés. Selon le degré de gravité du problème, la réparation est souvent possible.

Do it yourself

On le conçoit, tout le monde n’a pas une machine à coudre chez lui. Mais la plupart des réparations peuvent être effectuées avec du fil, une aiguille et quelques outils qui ne vous coûteront pas un bras. Si vous n’avez pas de talent particulier mais que vous souhaitez apprendre, il existe des ateliers qui délivrent des cours. On citera notamment la textilerie qui propose des cours et ateliers de couture à la carte, selon votre niveau et classé par thèmes. Cet excellent concept se situe à Paris mais en cherchant bien on est sûrs que vous trouverez ce qui vous convient ailleurs en France.

Il y a également les vidéos Do It Yourself (DIY) qui sont légions sur Youtube et autres plateformes de visionnage. Souvent très bien faits, ils permettent de pouvoir réparer la plupart des problèmes.

Les ateliers citoyens de réparation

Vous ne connaissez pas les Repair Cafés ? Ce sont des rendez-vous, organisés dans toute la France et ailleurs dans le monde, avec des bricoleurs passionnés qui prennent de leur temps pour vous aider à réparer vos objets. Cafetière, fer à repasser et aussi vêtements, tous les objets du quotidien peuvent être amenés. On ne vous garantit pas que la réparation est possible à chaque fois, mais ça vaut le coup d’essayer ! Organisés à la base pour lutter contre l’obsolescence programmée, ces rendez-vous séduisent de plus en plus de citoyens et on les comprend. Personnellement, notre grille pain est une troisième main avec 20 ans d’existence au bas mot et il fonctionne très bien. Bon ok, il faut avoir la technique mais il grille les tartines comme aucun autre. Alors chez Ankore, on adore les Repair Cafés 👍

Atelier de réparation d'objets abimés ou cassés

Comme nous sommes Nantais, on va vous parler des initiatives qui existent dans notre ville. À part les Repair Cafés, les ateliers Brico-vélo méritent d’être cités. Organisés par Place au vélo quatre fois par mois, ces ateliers accueillent une vingtaine de personnes désireuses de réparer ou d’entretenir leurs vélos, avec de super conseils des bénévoles de l’association. Nantes devient une ville où il fait bon rouler à vélo et ces ateliers sont géniaux !

La Ressourcerie de l’Île à Rezé (juste à côté de Nantes) propose également des ateliers de rénovation et de réparation dans différents domaines (ameublement, hi-fi, etc.).

Face à cette multiplication d’initiatives, on pourrait s’y perdre. C’est pour éviter cela que le collectif “l’atelier de coréparation” s’est formé, pour regrouper les associations et initiatives proposant ces rendez-vous pratiques.

La réparation proposée par les marques

Cordonnerie VEJA pour réparer ses baskets abimées

Parfois, certaines marques proposent de réparer leurs vêtements. C’est notamment le cas de Veja, qui propose à Bordeaux un magasin d’un nouveau genre, comprenant des services de cordonnerie et de recyclage.

La marque de chaussures permettra donc aux possesseurs de Veja mais également d’autres marques de venir faire réparer leurs sneakers pour un prix compris entre 30 et 50 euros.

On voit bien qu’il existe beaucoup d’alternatives pour réparer, réutiliser et recycler ses vêtements. C’est d’ailleurs le slogan du mouvement #RRR lancé par Refashion.

Le recyclage aux bornes de collecte et relais

Si la réparation des vêtements est impossible, son recyclage est possible. Pour le déposer dans les bornes de collecte, il faut s'assurer au préalable que les vêtements ne sont pas mouillés ni sales. Ce sera plus simple pour les recycler.

Le relais

Parmi les bornes de collecte les plus connues, les Relais. Sur leur site vous pouvez voir où se situe le Relais le plus près de chez vous. Leur carte interactive est très bien conçue. Ils sont présents un peu partout en France avec 22644 bornes au moment où l'on écrit ces lignes. Et environ 1000 bornes de recyclage rien que sur la région Nantaise, Il y a forcément un conteneur du Relais près de chez vous. Tout le monde peut, à son échelle, recycler ses vêtements et c'est primordial pour avancer sur ces sujets écologiques.

À noter que vous pouvez également y déposer des vêtements en bon état : ces derniers seront réservés aux friperies Ding Fring et à l'export. 

 

Refashion : réparons, réutilisons, recyclons

Refashion organisme français pour une mode circulaire

Réparer, réutiliser et recycler plutôt que de jeter. Ce sont les bonnes pratiques mises en avant par Refashion, l’éco-organisme de la filière textile qui couvre les textiles d’habillement, le linge de maison et les chaussures usagées des particuliers.

Pour l’organisme, ce sont les trois leviers à la portée de chacun pour aller vers une économie plus circulaire.

Ils ont également une carte interactive où vous pouvez trouver les bornes de collecte les plus proches de chez vous pour déposer vos vêtements à recycler.

Chez Ankore, nous n’avons pas pu participer à la dernière campagne de Refashion (nous étions en pleine campagne de lancement sur Ulule) mais on sera sûrement de la partie pour la prochaine.

LA FIN DE VIE DU VÊTEMENT, ÉTAPE ESSENTIELLE DE SON CYCLE

Les étapes de la mode circulaire en France

La fin de cycle est une étape cruciale dans la vie d'un produit, et les vêtements n'échappent pas à la règle. D'un point de vue écologique, on s'intéresse souvent au processus de création et de fabrication des vêtements sans forcément évoquer la suite. Pourtant, comme tout bien de consommation, les vêtements devraient être analysé dans leur cycle complet pour avoir une vraie idée de leur empreinte carbone.

Un vêtement fabriqué à partir de matières recyclées est écologique dans sa fabrication, mais qu’en est-il après ? Chez Ankore, nous pensons qu’une marque de vêtements doit penser la fin de ses vêtements dès leur conception plutôt que de laisser toute la responsabilité au consommateur. Chaque citoyen peut faire des gestes en faveur d’une industrie de la mode plus circulaire, en achetant chez des marques éthiques et en recyclant, mais ce sont les marques de prêt-à-porter elles-mêmes qui doivent montrer l’exemple.

VÊTEMENTS ANKORE : ET ON RECYCLE ENCORE

Nos vêtements conçus de manière circulaire chez ANKORE

Chez Ankore, nous avons vraiment voulu penser le vêtement dans son cycle complet dès notre première collection. Ainsi, nous vous proposerons de reprendre vos vêtements Ankore en fin de vie (le plus tard possible) afin de les recycler à nouveau.

Comme nous proposons des vêtements durables et de qualité, cette question ne se posera pas avant longtemps, mais nous estimons que c’est important de vous informer sur tous les aspects de notre process.

On vous proposera donc de nous renvoyer vos vêtements Ankore. Nous sommes en train de réfléchir à la manière de les recycler. Le mieux serait de les recycler à nouveau en vêtement, mais il y a encore des freins technologiques qui nous empêchent de vous assurer que ce sera cette forme de recyclage qui sera choisie pour le moment. Comme on adore communiquer avec notre communauté, on vous tiendra informé de l’avancée sur ce sujet important.

Pour récompenser ceux qui nous renverront les vêtements en fin de cycle, nous vous proposerons en échange un bon de réduction “ET ON RECYCLE ANKORE” valable sur l’ensemble de notre collection actuelle et future. Gagnant-gagnant pour le consommateur et l’environnement. Pour le reste, on s’en occupe, ça fait partie du job pour une marque éthique selon nous.


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